Les compléments nutritionnels
Il est également possible de prévoir une cure 1 à 2 mois avant l’exposition au soleil d’un complément naturels à base de beta-carotène d’antioxydants, unitaire ou en complexe contenant par exemple : sélénium, zinc, vitamines A, C et E, quercétine, omega 3 et 6 (huile d’onagre, de bourache, de poisson ou krill).

La phytothérapie
Les plantes anti-oxydantes de couleurs vives sont aussi celles à privilégier : jaune-orangé pour le calendula et l’œillet d’Inde, rouge ou vert vif pour les algues puisque leurs composants préparent la peau au soleil en favorisant la pigmentation de la peau. Les caroténoïdes diminuent également l’absorption de la lumière et augmentent la capacité de la peau à refléter les rayons du soleil grâce à la modification de la pigmentation.

L’aromathérapie
4 à 5 semaines avant l’exposition au soleil, vous pouvez ajouter 5 gouttes d’huile essentielle de carotte dans le lait ou l’huile que vous utilisez quotidiennement sur le corps ainsi que 2 gouttes de cette même huile essentielle dans votre crème de jour.
Vous pouvez également choisir de mélanger 200 ml d’huile de carottes avec 30 gouttes d’huile essentielle de carotte à appliquer au quotidien avant le début de l’exposition.
L’huile végétale de carotte peut aussi être utilisée en après-soleil avec de l’huile essentielle de carotte. Attention, l’huile de carotte ne s’utilise jamais pure, mais diluée à 1/10 dans une autre huile végétale !
L’huile essentielle de bergamote régénère l’épiderme et favorise le bronzage : mélanger 3 gouttes d’huile essentielle de bergamote avec 100 gouttes d’huile végétale de coco ou d’argan.

L’hydrothérapie
Un moment de détente passé au hammam suivi d’un gommage de la peau quelques jours avant les premiers bains de soleil sera un plus.

Les bons réflexes

♣ Avant l’exposition
- Boire au minimum 1,5 litre d’eau plate, de préférence en bouteille chaque jour ;
- Hydrater sa peau (visage et corps) avec une huile ou du lait chaque jour de manière à ce qu’elle soit moins vulnérable à la chaleur ;
- Se protéger efficacement avec une crème bio de SFP 30 à 50 selon votre type de peau, adaptée aux conditions d’ensoleillement contre les UVA et les UVB ;
- Se protéger les lèvres ;
- Porter tee-shirt, casquette/chapeau, lunettes (label CE, protection 3 ou 4), y compris à l’ombre ;
- Ne pas s’exposer entre 11h et 16h ;
- Se montrer vigilant lors de la prise de médicaments photo-sensibilisants (certains antibiotiques), du port de parfum, en cas d’acné ou de grossesse (pour éviter le chloasma ou « masque de grossesse ») ;
- Rechercher l’ombre (ou en créer) ;
- Ne pas exposer les bébés et les enfants en bas âge ;
- Protéger les enfants même à l’ombre avec crème + vêtements anti UV ;
- Avant et après chaque baignade, appliquer à nouveau de la crème solaire car la mer atténue le bénéfice de la crème ;
- Se sécher correctement en sortant du bain car les gouttelettes d’eau augmentent l’impact des rayons UV ;
- Renouveler l’application de la crème toutes les 2h ;
- Limiter son temps d’exposition à 15 mn/jour surtout dans les 1ers temps (s’exposer progressivement dès le printemps pour permettre aux cellules de la peau de secréter la mélanine et ainsi développer sa protection naturelle ;
- Privilégier une crème protectrice naturelle car les produits solaires conventionnés contiennent des substances chimiques susceptibles de perturber le système hormonal mais aussi l’environnement (destruction des fonds marins avec les ingrédients issus de la pétrochimie : parfums de synthèse, silicones, PEG, etc).

♣ Après l’exposition
En cas de brûlures, apaiser tout d’abord la peau avec de l’eau fraîche à laisser couler dessus jusqu’à disparition de la douleur. Puis, afin de favoriser la cicatrisation et soulager la douleur, plusieurs plantes s’avèrent efficaces :
- l’huile de calendula obtenue grâce aux fleurs de souci, est cicatrisante et anti-inflammatoire. A appliquer de préférence avant le coucher dans la mesure où elle laisse un film gras ;
- le gel d’aloe vera qui, grâce à différentes substances, hydrate et favorise la synthèse du collagène, est à appliquer localement 3 fois par jour jusqu’à amélioration ;
- l’huile de milleperthuis : riche en terpènes sesquiterpéniques, elle est un anti-inflammatoire puissant mais attention, le milleperthuis est photosensibilisant et ne doit donc pas être utilisé avant une exposition au soleil !
- l’huile essentielle de lavande (lavandula angustifolia) est intéressante car, en plus d’être cicatrisante, elle est antalgique. Elle peut être associée à l’huile essentielle de géranium (pelargonium graveolens), mélangée à une huile végétale.
En cas de piqûres d’insectes, certaines huiles essentielles s’avèrent efficaces en utilisation locale : la lavande aspic neutralise le venin et apaise, le tea tree est intéressant en cas de boutons infectés, et l’eucalyptus citronné lutte contre les démangeaisons et les gonflements. Attention ces produits sont déconseillés aux enfants et aux femmes enceintes et/ou allaitantes, et sont à diluer dans une huile végétale.
Idéalement, pensez aux traitements préventifs. L’homéopathie propose des granules de Ledum palustre si vous craignez les piqûres de moustique à prendre matin, midi et soir pendant la période d’exposition.
Les huiles essentielles de citronnelle de Java et de géranium demeurent aussi très efficaces en préventifs.
Quelles que soient les conseils que vous retiendrez parmi ceux proposés, n’oubliez pas de faire valider ces choix auprès de votre praticien de santé. Certaines techniques, notamment l’aromathérapie obéissent à certaines règles et précautions dont il faut tenir compte avant toute utilisation. Les informations présentent dans cet article sont d’ordre général qui nécessitent des conseils personnalisés adaptés à chacun(e) d’entre vous.

Très bel été à toutes et tous !