Nombreux sont les individus à se plaindre d’insomnie. Et pourtant, le sommeil contribue grandement à une bonne santé, d’où l’importance d’avoir son compte d’heures de sommeil, sachant qu’il diffère d’une personne à l’autre. Une étude menée en 2012 par une mutuelle française montrait que 22% de la population souffraient d’insomnie (*).
Généralement, à la naissance la durée physiologique moyenne du sommeil est estimée à 18 heures, à 3 ans elle descend à 12 heures, à 10 ans, elle passe à 10 heures, entre 13 et 19 ans elle tourne autour des 9h30 et pour l’adulte elle stagne autour des 7h30.
La qualité est également à considérer. Nous savons, par exemple, qu’avec l’âge, le sommeil est davantage fragmenté la nuit, d’où la nécessité de faire une sieste en journée.
Le sommeil constitué de différentes phases successives peut s’apparenter à l’image du train composé de plusieurs wagons. En effet, un wagon correspond à une phase spécifique du cycle de sommeil. La locomotive correspond à la phase de l’endormissement, le 1er wagon traduit le sommeil léger tandis que le second gère le sommeil profond. Le dernier wagon transporte le sommeil paradoxal pendant lequel ont lieu les rêves. Cette dernière période permet au cerveau d’évacuer les tensions de la journée mais aussi de fixer les acquis. 
Pendant ces cycles de 90 minutes reconduits entre 4 et 6 fois chaque nuit (jusqu’à 5 fois chez les enfants), notre organisme s’active et secrète des hormones bénéfiques à notre santé. C’est en effet le bon moment pour lui de réguler l’appétit (leptine), régénérer les cellules (protéines pour protéger peau, os et muscles, et aussi pour grandir), renforcer le système immunitaire (prolactine) et éliminer les déchets du corps et de l’esprit (mélatonine). Cette dernière appelée aussi hormone du sommeil est synthétisée par la glande pinéale ; elle connait un pic à 3h du matin pour s’atténuer progressivement jusqu’au au lever du jour. La mélatonine détermine les rythmes de notre horloge interne : position sommeil à la tombée de la nuit et position éveil au lever du jour.
Mais ces rythmes circadiens peuvent être bouleversés par différents facteurs tels que la lumière bleue des écrans (artificielle) ou encore par des ondes électromagnétiques provenant de mobiles ou d’antennes relais qui inhibent la production de mélatonine et donc freinent le processus d’endormissement.
Si votre sommeil est en souffrance, vous l’êtes aussi. En effet, l’organisme calé sur une horloge biologique pour réguler nos fonctions physiologiques et comportementales, est inévitablement perturbé dès lors que ces rythmes ne sont pas respectés. Cela peut se traduire de plusieurs façons. Sur du court terme : perte d’appétit pour des aliments nutritifs au détriment du grignotage, troubles de la mémoire/concentration, risque de somnolence, système immunitaire plus vulnérable (augmentation du nombre de rhumes, par exemple) et risque de se sentir très émotif. A long terme, des pathologies comme le diabète peuvent se développer suite à une prise de poids et/ou apnée du sommeil ainsi que des problèmes circulatoires.
Heureusement, des solutions naturelles peuvent aider à retrouver un sommeil récupérateur : instaurer un rituel le soir, s’aérer régulièrement, éviter les aliments toxiques et les graisses lors du dîner qui ralentissent la digestion et privilégier les aliments riches en tryptophane (légumineuses, par exemple), indispensable à la fabrication de la sérotonine et donc favorable à l’endormissement).
Alors que certaines plantes peuvent être un bon soutien pour relâcher les tensions nerveuses et participer à un sommeil naturel, certains compléments alimentaires (vitamines, minéraux) permettent de transformer le tryptophane en sérotonine (à condition d’en détenir !).
 
*Enquête opinionway réalisée pour l’Institut national du sommeil et de la vigilance (Invs) et la Mutuelle générale de l’éducation nationale (MGEN), auprès de 1 .010 Français âgés de 18 à 65 ans et Synthèse de l’Invs, 15 mars 2012 :http://www.invs.sante.fr